produits siqo occitanie

L’émergence d’un projet en IGP et le renforcement d’une marque

L’exemple de la Cèbe de Lézignan

La production de Cèbe de Lézignan, type d’oignon doux, est une activité ancestrale de Lézignan la Cèbe et des villages autour, au cœur du département de l’Hérault. Très typique, la Cèbe de Lézignan se caractérise par sa grande douceur, son calibre généreux et sa forme plate. Elle bénéficie d’une réputation indéniable. Cette filière modeste mais professionnelle est constituée d’une dizaine de producteurs regroupés au sein de l’Association des producteurs d’oignons doux de Lézignan. Elle représente à ce jour une superficie de 4.2 ha pour 75 tonnes de production et 5ha d’oignons précoces et tardifs soit 125 tonnes de production.

Soucieuse de protéger et valoriser ce produit typique souvent « envié », mais aussi de pérenniser la production et de transmettre le savoir-faire, l’association s’est engagée dans une démarche de reconnaissance en IGP. Les producteurs sont accompagnés pour avancer dans ce projet, par la Chambre d’agriculture de l’Hérault, l’IRQUALIM et la Communauté de commune Hérault Méditerranée, avec le soutien financier de la Région Occitanie.

Conscient que cette filière a besoin de se structurer davantage avant de déposer une IGP, avec notamment le recrutement nécessaire de nouveaux producteurs, le porteur de projet travaille actuellement au renforcement et au déploiement de la marque existante (déposée en 2014). Ce travail, en partenariat avec l’INPI, consiste en la mise en place d’une marque collective avec un règlement d’usage, et une stratégie de communication adaptée aux enjeux des professionnels.

Tout comme la Cèbe de Lézignan, plusieurs filières en Occitanie, ayant pour objectif de protéger la spécificité de leur produit ont contacté l’IRQUALIM pour les conseiller dans le choix de l’outil le plus approprié et les accompagner dans leur démarche. Ces filières territorialisées de construction récentes, représentent un faible volume de production et ne disposent pas d’une structuration adéquate pour s’engager directement dans une démarche de labellisation.

La mise en place d’une marque collective avec règlement d’usage peut constituer une première étape pour ces filières avant la mise en place d’un SIQO. La démarche de marque n’apporte pas de protection juridique de la dénomination mais permet aux opérateurs économiques de se mettre dans la même configuration que celle d’un SIQO (respect d’un cahier des charges), création d’une structure collective (association de type ODG, gestion collective de la marque, possibilité de mettre en place des contrôles …).

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