signes officiels de qualités

Les Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO), comment s’y retrouver ?

Les SIQO permettent aux opérateurs agricoles et alimentaires de faire reconnaître les qualités particulières de leurs produits. Les opérateurs s’engagent volontairement dans la mise en œuvre de ces démarches.

La garantie d’une qualité liée à l’origine.

Cet engagement implique :

  • Une structure collective (ODG : Organisme de Défense et de Gestion) qui regroupe l’ensemble des opérateurs d’une même filière (sauf pour l’agriculture biologique),
  • Un cahier des charges qui décrit le produit, ses caractéristiques et ses conditions d’élaboration spécifiques,
  • Des contrôles réalisés par des organismes certificateurs ou des organismes d’inspection indépendants et agréés par les Pouvoirs Publics. Ces contrôles portent sur le respect du cahier des charges par l’ensemble des opérateurs.

Les SIQO sont délivrés par les Ministères de l’Agriculture et de la Consommation et par la Commission Européenne (pour les AOP, IGP et STG)

L’impact économique et territorial des Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO)

Les SIQO permettent aux consommateurs d’identifier des aliments de qualité typiques, gustatifs, produits dans le respect de l’environnement et garantis par les pouvoirs publics. Au-delà et au titre de l’intérêt de ces démarches, il est souvent mis en avant la préservation d’un patrimoine agricole et alimentaire. C’est le sens des conclusions de deux études d’impact économique et territorial des SIQO réalisées en 2007 et en 2009 par J. Frayssignes, Docteur en géographie, à la demande de l’IRQUALIM et avec le soutien de la Région Occitanie.

Les résultats présentés démontrent que les SIQO portent en eux les fondements du développement durable : l’économie (meilleure valorisation des produits), le social (création d’emploi et contribution à la vie des territoires) et l’écologie (contribution à la préservation des ressources naturelles).

Les enquêtes de terrain soulignent la capacité des SIQO liés à une origine géographique à «fixer» une activité économique sur un territoire et à empêcher sa délocalisation. A Rocamadour, même si l’activité concerne également des produits génériques, on peut tout de même affirmer que l’obtention de l’AOP a permis l’émergence d’une activité de transformation laitière en «rapatriant» plus de 2,5 millions de litres de lait de chèvres. Par ailleurs, l’étude a souligné la capacité des SIQO à s’inscrire dans des dynamiques de développement local, en particulier à travers la spécification de l’offre touristique d’un territoire. Ainsi, l’Ail rose de Lautrec et le Rocamadour sont des produits emblématiques qui contribuent à enrichir et démarquer l’offre «gastronomique» de leur territoire.

Aujourd’hui, dans un contexte de crise mondiale, les fortes turbulences que traverse le secteur agricole donnent toute leur pertinence aux démarches qualité en tant que valeur refuge résolument ancrée dans la modernité. Tout l’enjeu réside dans la transmission de ce capital économique et humain aux générations futures, capital qui constitue aujourd’hui une ressource primordiale pour le développement de la région Occitanie.